Collectionneurs de machineries anciennes, nous avons tous vécu des épisodes stressants de dégrippage de pièces de métal, notamment des boulons, littéralement « soudées » par la rouille et autres effets oxydants du temps. Quand le WD-40 et autres lubrifiants aussi pénétrants que subtils ne font pas leur œuvre de séparation de pièces de métal incrustées des affres de l’humidité et du temps, et que malgré une torsion de 250 lbs de la clé dynamométrique (torque wrench) on arrive pas à libérer l’écrou de sa vis, on peut toujours envoyer la pièce maudite au recyclage… ou oindre l’objet de nos blasphèmes d’un « saint-crème » libérateur suggéré par notre ami Luc Grenier, un expert en rajeunissement des réguines d’autrefois.
Luc meuble ses insomnies des édifiantes lectures de Homeshop Machinist
http://www.homeshopmachinist.net/ ce qui lui permet au lever du jour de concocter des alchimies toutes indiquées au libre mouvement de pièces métalliques en frottement continu ou en position de serrage (vis, boulons, etc.). Aussi, basé sur un fait dont il est lui-même l’auteur, et preuve à l’appui, il a dégrippé un boulon qui n’inspirait aucune confiance quant à sa libération d’une vis de 5/8e de pouce, ou à peu près, avec seulement une tension de 50 lbs à la clé dynamométrique. Au préalable, il avait généreusement aspergé et imprégné l’objet ferreux d’une mixture libératrice 50-50 huile de transmission automatique-acétone (acétone -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Ac%C3%A9tone ). Semble-t-il, cette recette vaut également pour libérer des pistons immobilisés dans leur cylindre. Où se procurer les ingrédients de cette prescription lubrifiante et toute indiquée pour la salutaire détente nerveuse du restaurateur des mécaniques et bidules anciens? Chez Canadian Tire ou sa compétition.
Par son exposé fort à propos à la réunion statutaire du 14 novembre devant quelques membres du Club, Luc nous a libéré une autre fois de certains stress qui infiltrent notre passion. Merci Luc!
JP Gendron
Novembre 2010






Où Gary se procure-t-il ces outils passés à l’histoire? Il en a obtenu plusieurs du regretté Bill Kerr, un autre passionné d’objets anciens qui a laissé un « héritage » remarquable; il court évidemment les expos d’équipements «antiques»; et «fouine» bien sûr sur EBay. À l’état neuf, dans les années 1940, ces « torches » affichaient un prix variant de cinq à dix dollars. Aujourd’hui, sur les encans Internet, un collectionneur devra allonger de 50 à 200 $. Gary est-il le seul de son «espèce»? Paraît-il qu’un collectionneur US, Mel Rose, en possèderait 10 000! De quoi entretenir la flamme!



